Ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Dieu. Dieu a fait qu'ils s'oublient eux-mêmes.

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Avec nos Autres

 


La possession. Une mise en lumière

C’est facile de pointer la possession, et de cristalliser ce concept pour s’en faire un talisman. ça permet une mise au banc de la société des personnes incompréhensibles ou plus simplement malaimées, indésirables et gênantes, ça permet de se sentir valorisé et chanceux, ça permet aussi, ne pas explorer le domaine des sentiments, des émotions, et de la médecine, qui demande bien trop de travail, de qualités, de persévérance, d’engagement moral, intellectuel et d’endurance …
Sous un certain angle de vue, ça permet aussi de prendre en patience et de ne pas s’intoxiquer de rancune, de retrouver la pitié, la miséricorde… ou encore de nager allègrement dans le mépris qui fait se sentir supérieur malgré notre impuissance.
la possession existe et j’en suis persuadée, mais elle commence dans un déraillement vis à vis du rail d’Allah(le Quran), avec les ténèbres éclipsantes de l’orgueil dont font preuve tous ceux qui se croient à l’abri de l’ignorance faisant qu’on ne se prémunit qu’en restant d’honnêtes indigents d’Allah.
Dans ce cas, une simple blessure émotionnelle devient une impasse et un gouffre de notre propre psychisme échauffé, égaré, qui ne comprend plus son épreuve et ne la met pas en harmonie avec le reste de son édifice psychique, faisant l’effet d’une occupation sous-jacente, d’une possession.

La possession, c’est aussi une expression à large spectre qualifiant toutes sortes de cas de personnes, de la tristesse dépressive à la simple personne paraissant amorale ou nerveuse suscitant une menace de rupture avec le confort des habitudes.

donc il faut rappeler que c’est Allah qui sait, et vous ne savez pas. Le Prophète Muhammad a été traité de possédé. La sourate Nun est descendue le Défendre, car il n’est pas par la grâce de Son seigneur, un possédé. On verra par la grâce d’Allah qui a perdu la raison. car Allah voue au châtiment ceux qui ne raisonnent pas.
Et dis Seigneur fais que j’entre par une entrée de vérité et que je sorte par une sortie de vérité et accorde moi de Ta part un pouvoir bénéficiant de Ton secours.
Et dis : la vérité est venue et l’erreur a disparu. car l’erreur est destinée à disparaitre Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. Cependant, cela ne fait qu’accroître la perdition des injustes.
Et quand Nous comblons l’homme de bienfaits, il se détourne et se replie sur lui-même; et quand un mal le touche, le voilà profondément désespéré.
Dis: «Chacun agit selon sa méthode, alors que votre Seigneur connaît mieux qui suit la meilleure voie».
Et ils t’interrogent au sujet de l’âme, – Dis: «L’âme relève de l’Ordre de mon Seigneur». Et on ne vous a donné que peu de connaissance. Si Nous voulons, Nous pouvons certes faire disparaître ce que Nous t’avons révélé; et tu n’y trouverais par la suite aucun défenseur contre Nous.
Si ce n’est par une miséricorde de ton Seigneur, car en vérité Sa grâce sur toi est grande.

 

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Sur moi, On a dit

On a dit que j’étais comme les filles de lallab, animée de vœux d’innovation en religion
On a dit que j’étais une mauvaise, talentueuse  – oups rembobinage – orgueilleuse,
On a dit que j’étais vulgaire, grossière, méchante, violente,
On a dit que j’étais un cas psychiatrique,
On a dit que j’étais hypocrite,
On a dit que j’étais une poète et un philosophe,
On a dit que j’étais possédée par le démon,
Mais attention, le démon c’est pas le Quran.
On a dit que j’étais une vilaine fille,
Mais aussi que j’étais trop pieuse attention, c’est pas fini.
On a dit que j’étais sacrificielle pour ma foi et pour ma religion,
Que j’étais parmi les cas extrêmes, mais aussi parmi les laxistes et les faux musulmans.
On a dit que je faisais de la peinture et du dessin,
Que j’écoutais de la musique wahou, et même que je la rendais halal.
Que je n’étais pas assez soumise parce que je défends l’âme de la petite fille, – oups  rembobinage -, que j’étais trop soumise étant donné que j’aime la polygamie.
On a dit que j’étais pas gentille, parce que j’étais pas tout à fait une crème qu’on peut se taper (miam-miam-bye-bye, peuchère.)
On a dit que mes shouyouks étaient ceux de l’art et de la psychologie,
On a dit que j’étais hypocrite,
Parce qu’en polémique, j’suis une casseuse de délires.
On a dit que j’étais une mangeuse de caca, même, c’est pas fini !
Mais ça ne me dérange pas, parce que j’aime bien les notes et la musique, qui me font voir comment le monde il est vraiment.
Puisque je sais bien ce que je veux sur terre, et j’ t’avertis, c’est sûrement pas, tes commentaires, ton copinage, tes compliments.
on a dit tellement, que le tableau est passé du noir, au blanc.
Alors j’préfère, pour te réveiller,
te rappeler qu’au delà des surfaces,
Allah connaît la trahison des yeux, et sait ce que les poitrines cachent.
Je n’ai pas d’ami, je n’ai pas d’ennemi, puisque mon deal c’est avec Allah.
Dis ce que tu veux, pense ce que tu veux, je serai là pour toi en cas de panne inshaAllah, mais à mon humble avis tu ne m’auras pas pour ami intime.
Parait-il je suis quelqu’un de difficile, et seuls les destinés fraternels me sont proches et connaissent l’amour de mon visage.
Et quant à toi qui crains de moi des étincelles explosives ou peccadilles, bouh !
Reste loin dans tes fantasmes mythomaniques, bien loin depuis tes retranchements !

 

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Hypocrisie dévote à l’ère moderne

WAFFENSTILLSTAND, NAHOSTKONFLIKT, ANGRIFF, ISRAEL, PALAESTINA, GAZA, GAZASTREIFEN, OFFENSIVE,

Il était une fois des gens qui craignaient plus ce que les gens allaient dire ou penser d’eux, qu’ils ne craignaient Allah de cette crainte préservant la guidée des pieux.
Ils craignaient la moquerie et la médisance à leur égard d’avantage qu’ils ne craignaient Allah.
Ils se mirent ainsi par complaisance entre eux, à ériger en loi cette belle apparence jugée solidement protectrice dans leurs mondanités vitales, au détriment de l’intériorité forte, aux racines fermes, capable de la colère, du rire aimant, et de pardon compréhensif, de repentir; d’endurance, et de combattivité.
Ceux qui s’étaient acoquinés à la belle apparence n’avaient plus besoin de se repentir. Ils avaient troqué souplesse et finesse, nuance et sagacité. Ils accumulaient les avoirs sous formes d’acquis monolithiques, de titres de noblesse figeant toute projection viable en l’avenir, et s’estimaient parfaits et bien guidés, bâillonnant tout élan vital, afin de demeurer sur les prérogatives qu’ils voulaient fixées.
Leur jugement était facile, mais ils ne jugeaient pas d’après la pénétrante et lourde révélation d’Allah.
Leur arrogance huilée de douceurs leur tissait des amis d’intérêts réciproques.
Leur idole était belle, elle se présentait sans défaut à l’œil habitué, tout autant qu’ils oeuvraient sans relâche pour en perpétuer la tradition.
Ils devenaient des gens de plus en plus fiers, les regards leur rendant l’effet qu’ils aiment produire et rechercher, jusqu’à ne plus voir l’obscurité germer solidement au fond d’eux.
Le mal devenait ces autres, que l’imbu voyait au milieu de ses yeux, comme la menace aveugle, sensible au moindre tremblement d’inattendu. La menace était grande, face à la fragilité de leur éphémère construction. Ceux qui adoraient leur apparence avaient peur, non pas d’Allah, mais de leur propre construction sans fondation, incohérente et vacillante au gré des spéculations mondaines.
Ils disaient que les meilleurs des hommes étaient morts, oubliant que par le Quran Glorieux, le Messager d’Allah est parmi nous.
Les adhân et les sourates, malgré leur psalmodie envoutante et mélodieuse n’étaient plus d’aucune solution pour les opprimés de la Terre.
Les cœurs de ces gens avaient été scellés, car ils avaient pris leurs savants et leurs moines pour protecteurs en dehors d’Allah.

Alors la peur et l’ignorance figeait la communauté de Muhammad, et l’Islam, emmuré au fond sous l’arrogance acclamée des beaux infidèles, demeurait dans l’attente perspicace de donner la victoire aux croyants ne craignant le blâme d’aucun blâmeur.

Et les opprimés à qui ne restait que la vibration discernante du Quran, bénéficiaient de la promesse et de la qualité voulant que la victoire n’appartiendrait qu’à Allah. Et de cela ils étaient pleinement satisfaits.

L’ordre d’Allah arrive. Ne le hâtez donc pas.
Gloire à Lui ! Il transcende ce qu’ils Lui associent.


Les musulmans du zizi.

Les musulmans du zizi.

Tu en connais toi des musulmans artistiques ?
Des musulmans laïques ?
Des musulmans atypiques, ou scientifiques, ou médicaux, ou administratifs, ou industriels, ou politiques, ou gastronomiques, ou astronomiques, ou chimériques tout court ?

Le problème n’est pas tant que ça qu’il y ait des jeunes qui malheureusement sont enchaînés dans ce qu’Allah nous a dit de ne pas faire.
Le problème, ce n’est pas qu’ y ait des gens qui aient franchi une limite qu’Allah a dit de ne pas franchir, voir, de ne pas approcher du tout.
Le problème, c’est les petits et petites pervers et perverses, qui se complaisent dans l’équivoque de leur sensualisme libidineux sous prétexte d’être « atypiquement », « spirituellement », « laïquement », « personnellement », ou « artistiquement » religieux, pour ramener soi disant leurs frères et soeurs pécheurs dans la religion, ou pour « faire des ponts », t’sais parce que l’islam et ses abominables dévots incapables de lien social et d’ouverture en auraient besoin !
Quoi redis ?! Les muz ont besoin de tes fantasmes personnels ou partagés, sérieux ?

Bref pour moi c’est eux qui sont parmi les pires, ces « musulmans du zizi spirituel ».

Tu crois vaguement que leur code est l’Islam, mais leur charte est la laïcité et la concupiscence pendant que le Quran disparaît sous des convenances nouvelles, celles d’un marketing politique qui commence à poindre dans le signe du Shaytane.
Ils sont le marketing ambulant de leur libido adorée et de leur avidité des richesses, mais prétendent que c’est l’expression de leur piété.
Qu’ils aillent d’avantage au Diable, et qu’Allah nous en préserve.
Ils sont les activistes du haram et de la sécularité qui leurs sont chers, et prétendent une piété, qui en Réalité les fait Chier avec un grand C, tout autant qu’ils redoutent leurs coreligionnaires plus affirmés dans les principes d’Allah, pour préférer et courtiser de longue les non musulmans et les hypocrites aisés qui aiment jouir du bas monde selon les règles de l’intérêt égoïque, libidinal et narcissique, et non pas selon les règles sacrées d’Allah.

Qu’Allah s’occupe des hypocrites et les châtie, et nous apprenne à lutter contre l’hypocrisie en soi-même.

Amin.

Je jeûne oui, et je m’exprime avec mesure et précision pour plus de ferveur.

 

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Ramadhan Moubarak

 

Et rappelle toi, que la vie présente
Comporte un apparent et un mystère
Et que Ramadhan est à l’image de ce mystère
Que l’on ne couvrera pas d’appétit pour un gain éphémère.
L’appétit ou la patience pour le mystère d’Allah en Ses trésors et sa promesse,
Ne vaut-il pas mieux qu’une apparence qui a troqué son coeur contre la fleur d’une éphémère illusion ?
Je me souviens, hier encore, ma douce mère
Elle aurait eu en ce lendemain de ramadan,
Soixante dix ans.

Mais le destin est venu comme une prière,
L’Arracher à un monde fourbe et plein de faux semblants.
De ton crâne enfoncé dans cette voiture Oh ma douce mère
Par Allah je n’oublie rien de ce déchirement que fut ta mort
Pendant que mes frères Palestiniens subissent des torts
C’est sur ta voie que repose mon destin, bien au delà de ceux qui craignent pour leurs conforts.
De ta dernière respiration, entre ces apnées comatiques
Par Allah je n’oublie rien

Car ma main est dans ta main.

Mon Regard dans ton regard, ya Yema,
Et jamais le ventre qui m’a porté,
Ne sera loin de moi.

Tu es ma foi, tu es ma voie

À bientôt insha Allah ya Yema,
Qu’Allah illumine nos visages au Yawm el kiyyama

Amin

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Mon frère Soufiane

 

Ô Abâ Bilâl,
Tu es parti, et pourtant tu es encore bien là.

Ceux qui t’ont côtoyé, ici, là-bas ou ailleurs, ceux-là témoigneront de ton abnégation, de ta sincérité, de ta générosité et de ton courage.

Ô mon cher ami,
Tu es mort, et pourtant tu es bien vivant.

Tes paroles, tes écrits, tes actes, sont de ceux que le temps n’efface pas. Ils résonnent encore de ta saine indignation, de ta digne colère et de ta soif éperdue de justice.

Ô mon tendre frère,
Tu as été assassiné, et pourtant tu n’es pas la victime.

Tu es le héros, celui qui a fait le serment solennel de faire barrage de son corps, de son cœur et de son savoir, afin de hisser l’étendard de la vérité et défendre l’opprimé, la veuve, l’orphelin. Tu t’es cramponné à cet idéal et tu n’as point lâché.

Ô mon fidèle compagnon,
Tu es inhumé sous terre, et pourtant tu rayonnes depuis là-haut.

Depuis notre première rencontre, sur les bancs de l’université, tu as été et tu es resté un ami sans faille, un confident loyal, un interlocuteur empli de sagesse, de culture et d’intelligence. Que d’heures à discuter de nos idées, nos projets, nos lectures, nos idéaux.
Jamais tu n’as élevé la voix, jamais des mots comme rancune ou défaitisme ne sont venus troubler ta droiture de ton cœur immense. La seule chose qui t’importait, et avec toute la modestie qui t’était caractéristique, c’était la recherche de la vérité et de la justice.

Ô Abâ Bilâl,
Mon cœur est transpercé par la douleur.
Mon cœur est transporté par la joie.
Car tu es mort, mon ami, et cependant…

وَلَا تَحْسَبَنَّ ٱلَّذِينَ قُتِلُوا۟ فِى سَبِيلِ ٱللَّهِ أَمْوَٰتًۢا ۚ بَلْ أَحْيَآءٌ عِندَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ

فَرِحِينَ بِمَآ ءَاتَىٰهُمُ ٱللَّهُ مِن فَضْلِهِۦ وَيَسْتَبْشِرُونَ بِٱلَّذِينَ لَمْ يَلْحَقُوا۟ بِهِم مِّنْ خَلْفِهِمْ أَلَّا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ

Et qui le leur dira ? Qui les raisonnera ?

Peu importe, mon tendre ami. L’Audient, l’Omniscient sait et voit, Lui, et Il n’est point inattentif. Louange à Allah le Maître des Cieux. Ô Abâ Bilâl, je t’aime en Lui comme rarement, dans une vie, on peut être amener à aimer une personne…FB_IMG_1524935697884

A.B

7 mars 2018