Muslim conquête
Cette envie de choisir, te laisser m’envahir
Cette envie de partir, vers un autre avenir
Cette envie de goûter aux fleurs d’un univers
Dont nos pleurs du passé arrosent les ouvertures
Cette envie de te dire, cet espace à combler,
De prières, d’esprit ; de vide et de pureté
Cette envie de laisser l’oxygène purifier
Ma présence spontanée par l’écoute aérée
Cette envie d’écouter du plus profond de moi
Cette envie d’accueillir, ce qu’en l’état, on ne peut pas cueillir
Cette envie de prier, vers un ciel sans années
T’abandonner mes oeuvres, Te laisser l’avenir
Te laisser parvenir à rectifier mes lignes
Te laisser parvenir à fortifier ma foi
Cette envie de lâcher pour mieux se maintenir
S’alléger des fardeaux, te laisser mon futur
Cette envie de laisser ta force et ta noblesse
Faire de moi plus de force, de terre et de hardiesse
Me laisser recouvrir de largesse invisible,
Comme on entre sans parler, dans un temple indicible
Te confier de comprendre, de saisir mes espoirs,
En leur portée certaine
Car Lui seul est mon espoir
Ressentir ta lumière dans me fibres,
Purifier ma présence de structure,
Respirer une lumière partagée et plus sûre,
Fortifier tout mon être,
De la Piété qui dure
Invités aux idoles
Il y a des nuits où le sommeil nous quitte,
Des nuits où l’on se demande sans force
Si on dormira demain,
Et comment on peut trouver la force
D’affronter ce qui vient
Des nuits où les maisons s’éteignent
Nous laissant sans chemin,
Des nuits où ma maison rallume, un passé qui subvient
Empêchant de dormir tranquille, recherchant le chemin
Vers une voie au milieu des étoiles
Sans idoles aveuglant le chemin
Une voie au milieu aérien
Retrouver l’origine dans la mémoire qui dort,
Réveillés dans la nuit,
déréglés pour un bien.
Insha Allah
Je voudrais te dire
À quel point tu m’inspires
Un jardin de fleurs
Mon frère,
À quel point par ton cœur je respire,
Et combien par ta ferveur j’aspire
En renouvelant ma foi.
Et combien ton visage
M’Éclaire les pages
Et combien de ta voix se maintient ma voie,
Mon frère.
Je voudrais te dire
À quel point m’a manqué mon père
Et te remercier
Pour ton amour sincère
Et te dire avec ferveur
Que de toi je suis fière
Et que c’est en un grand jour
Que nous rejoindrons
L’endroit d’un cimetière
Avant lequel par ferveur
Nous prosternons nos printemps et nos automnes ;
Nos étés
Et nos hivers
Je t’aime comme un soldat veille sur un rang de prieurs