Ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Dieu. Dieu a fait qu'ils s'oublient eux-mêmes.

Invitation

J’avais besoin de lire et respirer un coeur compagnon, un coeur miroir.
Un coeur compagnon courageux, qui me tire des impasses.
Quand j’oubliais qui j’étais, et qui je devais être, j’avais besoin d’une âme, qui complète mes trous à l’âme, qui colmate ces caries au visage, d’un couple adamique tourmenté ; d’une identité croyante corrodée.
Il y avait en moi une Ève qui s’était fourvoyée, et puis Adam qui lui aussi, avait oublié.
Mon plus grand besoin et devoir, c’était la mémoire, et mon jour au matin, était déjà moins noir.
La mémoire. J’avais oublié l’origine d’un monde dont le programme pourtant, opère en moi.
Me hissant au sommet d’une gloire qui malgré elle échoue.
Me vouant à écrire mon âme en ces textes, que je pouvais perdre lors d’un réseau buggant,
Me laissant alors comme une lettre, dont le contenu, se prétend absent.

J’avais besoin d’une âme qui ruisselle de rappel, d’une âme qui inonde ma vie de sa voix,
Qui fait pousser en moi des fleurs et donne naissance à la la foi, qui de fruits en graines, se renouvelle, à l’infini.

C’est vrai, j’oubliais parfois que tout cela, c’était en moi.

Mais pas seulement en moi-même, mais bel et bien, en toi et moi. Toi et moi, les adorateurs. Ceux qui luttent avec leurs biens et leurs personnes contre l’oubli, contre l’ingratitude d’un genre qui divinise ce qui ne le ramène pas à la vie.

Car ce que plus que tout je ressentais du plus profond de moi, c’était cette mort à rebours, qui plutôt qu’en éprouver des remords, se maquille pour faire croire au faux brillant d’une existence et d’un ego qui de contradictions en hypocrisies se dérobe et se fuit, cachant les traces du temps, et muselant de stratagèmes, une matière qui réécrit à temps par mille signes, nos destinées entre désir de vivre éternellement et mort lancinante se rapprochant.

L’éternité en moi était vaste et ample comme un ciel de printemps, mais pourtant j’étais cette feuille d’automne, se décrochant avec le vent, laissant moins que moi-même et par l’immense émerveillement, le portrait parfait d’un arbre à ramure ferme, dont les racines se fondent en sol aussi profond qu’un fonds d’étoiles illustrant les neurones d’une créature, nommée Adam.

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